mercredi 30 mai 2007

pot-pourri

Jour des maîtresses. J'écoute Muse en fumant une énième cigarette. Repassage ce matin. Elle revient.

Elle m'annonce ça par téléphone et, drôle de réflexe, je me jette sur le repassage. Des chemises, toujours des chemises. Les siennes sont vastes. Plus encore que celles de papa. J'aime les tissus propres, un peu rêches parce que lavées sans adoucissant. Elle rentre. Thé. Discussion et câlins à la saveur de thé Lipton. C. n'en buvait pas. Ainsi je suis revenue où je devais être. Avec quelqu'un qui boit du thé. Enfin... C'est idiot. Elle disait qu'elle avait l'impression d'embrasser un cendrier. Maintenant me voici théière à entretenir.

Je lis Rendez-vous de Christine Angot. Mon ami Mohan doit avoir gardé dans la mémoire de son portable cette photo de nous deux où elle me passe le bras derrière les épaules. Maintenant, il me demande toujours en riant : et Christine, elle va bien ? Ce jour-là, il m'avait aussi immortalisée à côté de Michel Butor. Mohan est Indien. Il ne sait pas pour La Métamorphose. Il ne sait pas pour Ardisson. Il rit tout le temps pour éviter de pleurer. Il demande aux gens : je peux prendre photo ? Comme ça, sans préposition. Et ça marche. Le livre est nul. J'arrête à la page 60. C'est terminé : la vie est courte. Plein de livres encore à découvrir, choisis avec soin, s'ennuient sur l'étagère de mon appartement, celui où je ne suis jamais.

Elle va se reposer. Elle est malade. Vient enfin d'aller chez le médecin. Dépassement d'honoraires outrancier. Le prix du médecin dans les beaux quartiers rejoint celui du médecin urgentiste de garde un jour férié. En contrepartie, elle a deux jours d'arrêt. Finalement, c'est toujours la sécu qui claque.

(...)
Une semaine a passé depuis ces notes. J'ai eu envie de tout casser dimanche matin. Et de me battre avec elle. Je refuse qu'elle me mente, sous des prétextes fallacieux d'ailleurs.
Il faudra que j'écrive davantage ici, et que je fasse attention à la cellulite qui me pend au nez. Amen.

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